L’Acentrale nantaise

L’Acentrale nantaise

Acentrale d'Asu Le Bruitagène

L’Acentrale d’Asu Le Bruitagène

Antenne de L’Acentrale, collectif réunissant des radios, webradios, émissions et collectifs sonores qui participent à la grève. Née dans l’élan du 5 décembre 2019, elle fonctionne comme une plateforme de radio mutualisée dédiée aux voix du mouvement social. Elle anime des émissions collectives les jours de mobilisation, émettant et diffusant un flux commun depuis différentes villes. À écouter sur acentrale.org

Toutes les archives des prises d’antennes Acentrale depuis le 10 décembre 2019 : acentrale.org/archives

samedi 17 octobre 2020 de 16 heures à 19 heures

Où on parle des marches de Sans Papier arrivées ce jour à Paris, du 17 Octobre 61, de Ingrid Jonker, de Biélorussie, de La Commune (Rezé) jamais morte, du Chili puisqu’on ne s’arrête pas. Avec un extrait de De guerre en fils de François Perrache et Mémoires sauves du vent.

samedi 26 septembre 2020 de 13 heures à 16 heures

Où on parle de techniques de médias mainstream, du SNMO de ministère de l’Intérieur, de l’interpellation de colleur.eu.ses, du Smart (des artistes et des intermittents), de sabotage, du Chili – où on se dit que nous n’arrêterons jamais de parler du Chili. Avec Une Histoire de graine de Marie Bouchier.

lundi 14 septembre 2020 de 15 heures à 17 heures

C’est la rentrée de l’Acentrale. Tout doucement. Où on parle (trop vite) de suicides à la BNF, de la rentrée et des manif, de la zad du Carnet, où on évoque Daniel Prude, la Biélorussie et Svetlana Alexievitch, où on passe Je suis mon autre, pièce collective réalisée lors d’US20.

dimanche 28 juin 2020 de 16 heures à 19 heures

Pour la dernière Acentrale de la saison, nous nous sommes invités à La Commune de Rezé. Lors de cette cinquantième antenne nous avons parlé des copains de La Commune, d’hymen, de nous, de municipalisme et Fred a dit quelques mots et nous n’avons rien compris. Avec L’Acentrale est nous de Suzie Trajkov et Clémence Fermé.

dimanche 21 juin 2020 de 18 heures à 22 heures

Où on parle beaucoup de Steve Maia Caniço, de l’histoire noire américaine, de l’histoire noire française, de la Cour pénale internationale, des Terf (trans-exclusionary radical feminist). Avec La Question de Anaïs Denaux, How Can We Win ? de Kimberly Jones, Porcherie (live 1989) des Bérurier Noir, Endure, attends de Julie Cronier, La Liberté dans le coma de Julien et Benjamin.

mardi 16 juin 2020 de 15 heures à 18 heures

Où on parle de la mobilisation pour les soignants, de l’injonction au plaisir hétéromasculin, du racisme en France, de l’affaire Lamine Dieng, de l’histoire noire américaine. Avec un texte de Séverine Delrieu lu par Aude B.

samedi 6 juin 2020 de 16 heures à 19 heures

Où on parle de manif à Paris, à Nantes, de l’assassinat de George Floyd, du racisme policier, du Chili, du Brésil, du cas psychiatrique de Bolsonaro, de la pression d’hétéronormalisation envers les femmes trans. Avec un texte de Sonya Nour et un autre de Séverine Delrieu

samedi 30 mai 2020 de 16 heures à 18 heures

Où on parle de manif à Paris, de l’assassinat de George Floyd, du racisme policier, du Chili, de l’injonction pédagogique envers les femmes trans. Avec L’Éphéméride du 28 Mai de Maya Huasca sur L’Autre Quotidien et le premier épisode de Chile desperto de Melaine Fanouillère

samedi 23 mai 2020 de 15 heures à 18 heures

Où on parle de rassemblements Bas Les Masques, d’Argenteuil après la mort de Sabri, des effets du confinement et du déconfinement, de violences policières dans la Chronique des traqué·es, de transgenre et de féminisme et des Jours d’Après dans le plateau La Jeune-Fille est morte.

samedi 16 mai 2020 de 17 heures à 17h30

Chronique des traqué·es, où on parle de La Black Robe Brigade.

dimanche 10 mai 2020 de 20 heures à minuit

Les Jours d’après
Où on pense au déconfinement, à la révolution qu’on prépare demain et après-demain, changement radical, révolution permanente, pensées diverses, modestes, foutraques, ordonnées, une antenne nommée Les Jours d’après où on invente, on imagine, on s’autorise tous les rêves, toutes les envies sonores. Jusqu’à demain.

samedi 9 mai 2020 de 16 heures à 17 heures

Chronique des traqué·es, où on parle de surveillance et répression sur le net, avec la Quadrature du Net.

dimanche 3 mai 2020 de 13 heures à 17 heures

Où on reparle du collectif féministe Yonofui, de l’Inde, où on parle aussi du Liban, de violence policières sous confinement, de la Hongrie, de la Serbie, de féminisme, des Cra (Centre de rétention administrative, autrement dit, prisons pour étrangers). Avec Nos corps ont coincidé et Un Homme m’a dit de Séverine Delrieu, Une Vieille femme-grenouille dans l’espace de Karine, Des Idées croisées entre décroissance et féminisme de Fernanda

vendredi 1er mai 2020 de 16 heures à 18h30

Où on parle du 1er Mai, de manif du 1er Mai à Paris et Montreuil, de non manif à Nantes, d’histoire et de chansons. Avec Ferme ta gueule de Séverine Delrieu et Cortège de fête de Clémence

dimanche 26 avril 2020 de 13 heures à 16 heures

Où on parle des vieux, de drônes, de poisson, d’autres guerres, de violences policières, du Brésil, de l’Inde, de Whan. Avec Les Vieux à la poubelle de Tieri, Peep Show Drone de Isabelle, Poisson d’Avril mon cul de Marc et Anaïs, Regarde de Mira et Anaïs, À rebours de Clémence

dimanche 19 avril 2020 de 14 heures à 17 heures

Où on parle du manifeste Somos plaga du collectif féministe Yonofui, de la honnie 8e CRS, d’Erythréens harcelés, de la pratiques psy à distance, de la peur, du Chili avec l’oppression ravageuse et Sepúlveda qui manque. Avec Le Progrès, de Julien Sarti, Aussi dangereux de Iris, Des fées et des policiers, de Karine

samedi 18 avril 2020 de 14 heures à 15 heures

Où on parle d’archives de luttes anarcho-syndicalistes (site Leftove.rs), de mémoire, de la guidance des patrons suisses et de l’actualité des luttes côté travailleurs

samedi 11 avril 2020 de 18 heures à 21 heures

Où on parle de la mort des gueux, de tracking, de plateformes scélérates, de L’Envolée, de violences intrafamiliales, du Brésil, de rêves en confinement. Avec Contre leur nécrolibéralisme, de Tieri, Rêves de confinement de Iris, deux pièces sonores de Adel

samedi 4 avril 2020 de 17 heures à 20 heures

Où on parle d’attestations, de son maton intérieur, des petits frères des pauvres, de prisons et de L’Envolée, d’un certain Dr. Austin des Îles Fiji, de nécrolibéralisme, de Helin Bölek, de lutte. Avec Mourir un peu, de Karine,  Mort d’un platiste, de Isabelle Mornat

samedi 28 mars 2020 de 14 heures à 16 heures

Où on parle de confinement ici, ici et là, de continuité pédagogique, d’étudiants infirmiers, de médias inutiles, de violences conjugales et autres effets néfastes du confinement, de reconfiguration espace public / privé , de livreurs chinois. Avec La Zone du dehors, de Clémence Fermé, Marcher dans la fin d’un monde de Gaëlle

samedi 21 mars 2020 de 14 heures à 17 heures

Où on parle de confinement ici, ici et là, de travailleurs exposés, de nos voisins italiens, de continuité pédagogique, de répressions antiféministe, d’un monde à l’endroit. Avec Stalker, de Clémence Fermé

mardi 14 mars 2020 de 14 heures à 17 heures

Où on parle de virus et de qui s’annonce, de ce qui est déjà en Italie, de manif féministes et la répression qu’elles ont souffert, de mineurs isolés, de Moria.
Relayée en FM notamment à Nantes (JetFM) et Mulhouse (∏node)

mardi 3 mars 2020 de 11 heures à 14 heures

Où on a quelques soucis techniques, mais on parle quand même de 49.3, de Valentin, de Lille, de Nantes, de manif anti César, de La Commune, de la Chine
Relayée en FM notamment à Nantes (JetFM) et Mulhouse (∏node)

jeudi 20 février 2020 de 16 heures à 19 heures

Où on parle de la fresque de Steve à Nantes, du Cra de Sète, du squat Oups de Saint-Brieuc, de transphobie, de la SNCF
Relayée en FM notamment à Nantes (JetFM) et Mulhouse (∏node)

vendredi 14 février 2020 de 17 heures à 19h30

Où on parle du grand projet inutile Surf Park, du mouvement lycéen et étudiant, de la précarité estudiantine, des lectures de l’homme commun, de transidentité.
Relayée en FM notamment à Nantes (JetFM), dans le Gers (L’Écho des Cabanes) et Mulhouse (∏node)

vendredi 7 février 2020 de 16h30 à 19 heures puis de 22 heures à minuit 30

Où on parle d’actions militantes nantaises, de féminicides politiques, de photographes en manif, de garde-à-vue, de chansons serbes, d’autres choses
Relayé en FM à Nantes (JetFM) et par plein d’autres radios hertziennes en France, on s’y perd.

mercredi 29 janvier 2020 de 16 à 19 heures

Où on parle de E3C, de la fac, de Nantes, de garderie, de travail, de colleuses, de Jalal, d’ennemi.
Relayé en FM à Nantes (JetFM) et par plein d’autres radios hertziennes en France, on s’y perd.

jeudi 23 janvier 2020 de 19 à 21 heures

Où on parle de Paris, de Nantes, de PQR, des lycées, de L’Autre Cantine, d’exilés, de Beyrouth.
Relayé en FM à Nantes (JetFM) et par plein d’autres radios hertziennes en France, on s’y perd.

samedi 18 janvier 2020 de 14 à 17 heures

Où on parle de la rue, de pancartes, de blocages, de la peur au ventre, de Cléone.
Relayé en FM à Nantes (JetFM) et par plein d’autres radios hertziennes en France, on s’y perd.

jeudi 9 janvier 2020 de 13h30 à 16h30

Où on parle de la rue partout en France surtout dans la Drôme (mais aussi de Nantes, Rouen, Paris, Rennes, Montpellier, Marseille), de la Colombie, de la préfecture à Nantes, des crimes de la police, de l’Australie.
Relayé en FM à Nantes (JetFM), Montpellier (Eko des Garrigues), Marseille (Radio Galère), la Drôme (Radio Saint-Ferréol), Mulhouse (∏node DAB+ Canal 11).

samedi 28 décembre 2019 de 15 à 17 heures

Où on parle du Chili, de La Commune, des femmes de chambre de Ibis Batignolles, de Jalal, de la rue.
Reléyé en FM à Nantes (JetFM), Paris (Sause Commune), Mulhouse (∏node DAB+ Canal 11) – et j’en oublie (pardon).

Pièces sonores réalisées pour L’Acentrale

L’Acentrale est nous de Suzie Trajkov et Clémence Fermé

Désormais on se lève et on pulvérise ce monde de Séverine Delrieu et Anaïs Denaux

La Jeune-Fille de Anaïs Denaux

Reprends courage, je ne suis pas sauvage de Séverine Delrieu et Anaïs Denaux

Ma rue de Isabelle Mornat

Le Message du Choc de Gaëlle Morand

Une vieille femme-grenouille dans l’espace de Karine van Ameringen

Des Idées croisées entre décroissance et féminismes de Fernanda Galvez

À rebours de Clémence Fermé

Les Vieux à la poubelle de Tieri Briet

 

Poisson d’Avril mon cul de Anaïs Denaux

 

Peep Show Drone de Isabelle Mornat

 

Aussi dangereux de iris Estivals

 

Contre leur nécrolibéralisme de Tieri Briet

 

Rêves de confinement de Iris Estivals

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Mort d’un platiste de Isabelle Mornat

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La Zone du dehors de Clémence Fermé

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Marcher dans la fin d’un monde de Gaëlle Morand

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Stalker de Clémence Fermé

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GM2L, du plomb dans l’aile de Anaïs Denaux

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Mercredi 15 janvier 2020, La Nuit nous rend la rue

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Dimanche 12 janvier 2020, Chant vitrine

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Jeudi 2 janvier, Meilleurs vœux de Donges

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Samedi 21 décembre, Le Tram n’aura pas lieu

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Samedi 7 décembre, La Rue de la Paix

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Mardi 5 décembre, Bleu guirlandes

(photo Pyrat Nantais)

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photos bannière haut de page et vignette en page d’accueil de CF.

Utopie ★ Sonore

Utopie ★ Sonore

Utopie ★ Sonore

US20 ★ Ruse49 3 – 9 août a eu lieu

Utopie Sonore est un laboratoire de création sonore, il est à nous tous. Quiconque y est bienvenu.
En août 2019, Utopie Sonore accouchait d’une Ruse48 (48 heures de radio sans dormir) à tâtons et débordante. « Ruse » parce que Radio Utopique, Superfétatoire et Éphémère.
Et puis la rentrée, la révolte populaire a soufflé encore plus fort, Acentrale – la radio des grèves et des luttes –, l’épidémie, confinement, le déconfinement, l’absurde. Et puis le déconfinement. Et tous ces petits bouleversements – cette année la résidence s’est tenue à L’Ambazada de la zad de Notre-Dame-des-Landes. Là nous étions en sécurité. Nous avons tenu Ruse49, quarante-neuf heures de radio sans dormir.
Cette radio-là se fabrique ensemble, parce qu’au fond, on ne sait pas grand chose.

Restitutions intégrales

Résidence collective ouverte de création radiophonique organisée par un collectif mouvant du même nom : de cinquante à une centaine de participants sont réunis pendant cinq jours dans un lieu choisi pour partager des savoir-faire, écouter, expérimenter, improviser, créer collectivement et in situ (le lieu compte). Tout le monde y est bienvenu. Tout le monde prend part à la logistique. Utopie Sonore tend à être une respiration, un espace de tâtonnement, un temps d’hésitation, un maillage de possibles. On pourrait appeler ça une colonie de vacances bordélique et acousmatique, un summer camp bruyant et décadent ou un très très long weekend soit urbain soit bucolique – bref, une utopie.

ENG – AUDIO UTOPIA (Utopie Sonore, US) Six day open audio production residency, held once a year. From fifty to a hundred people gather and share, learn, listen, experiment, improvise, elaborate and produce together. One would call it a decadent messy noisy acousmatic bucolic summer camp – or might as well say an utopia. Since 2019 it results in a 48 hours (still counting) live and online radio.

Qu’y fait-on ?

On expérimente.

Cette année la résidence a été pensée en trois jours de préparation pour une diffusion sonore (web et relayée par des radios FM amies) de 49 heures non-stop, nommée Ruse49 (Radio Utopique, Sympathique et Éphémère). Certains même parmi nous pensent qu’une heure de plus qu’en 2019 c’est complètement fou : chiche.

Et l’intall technique a ressemblé à ça :

Si ça vous paraît d’une complexité technique intimidante : pas d’inquiétude. On a posé des temps-ateliers de formation très cools et motivants. Sachez-le : certains d’entre nous ne savaient même pas il y a un an ce qu’était une table de mixage.

Cette année la résidence s’est déroulée à l’Ambazada, la zad de Notre-Dame-des-Landes nous a accueilli·es de mille bras grand ouverts. L’édition 2019 s’est déroulée à POL’n (Nantes), lieu d’expérimentation et de mutualisation pluridisciplinaire nantais – nous y retournerons. Les éditions 2016, 2017, 2018 se sont déroulées au manoir de La Cour des Aulnays.

Pourquoi prépayer les repas ?

Il nous paraissait plus simple, plus économique et plus efficace, pour faire à plusieurs, de partager nos repas. On fait ça bien et végétarien. Croyez nos quatre ans d’expérience.
Un tarif sans repas a néanmoins été prévu.
Les inscriptions couvrent jusqu’à douze repas. Elles se font sur un système de forfaits.

Bar et repas

LES REPAS SONT VÉGÉTARIENS.

Pour les petits-dej, vos confitures et pots de miel sont bienvenus ! Café, thé et pain ont été à disposition.

Il y aura un bar sur place (sirop, bière, vin), payant mais vraiment pas cher ! (pas de paiement par carte sur place, évidemment)

Mais où dort-on alors ?

Les premières éditions se faisaient dans un manoir à la campagne. En 2019 nous nous sommes essayés en ville, à POL’n, nous y retournerons. Cette année, nous avons été accueilli·es à l’Ambazada de la zad NDDL, avec plein d’endroit où planter sa tente. Quelques places en dur dans un dortoir pour les dos sensibles étaient également disponibles.

Que sont les frais généraux auxquels vous êtes invité·es à participer ?

Logistique & aménagement du lieu = environ 3000€

  • location du lieu
  • défraiement des cuistots
  • location de matériel son et divers
  • électricité & gaz
  • eau
  • transport
  • communication (dont impression)
  • scénographie
  • signalétique
  • achats divers

… auquel on ajoute les 4000€ environ prévus pour les repas.

Les tarifs d’inscription

En « prix libres » (avec un plancher) pour vous permettre de mettre ce que vous voulez.

Vous pouvez inscrire plusieurs personnes mais nous avons besoin de certaines infos pour chaque participant : dates d’arrivée et de départ, intolérance alimentaire, adresse mail si possible.

En vous inscrivant, vous devenez automatiquement membres d’Asu, ce qui est quand même une super nouvelle.

Quoi de plus ?

Comme pour les éditions précédentes, un appel à contributions, savoir-faire, pratiques, idées, envies, et une logistique collective ont été la base de la résidence.

Logistique

Il n’y a pas de bénévoles : la résidence s’est autogérée. Tous le monde a été invité à participer aux différents spots logistiques (cuisine, service, rangement, vaisselle, sanitaire).

L’équipe Utopie ★ Sonore

Les passagers du Sonomate disent d’Utopie Sonore

À Bruits#2 (festival audioscénique à Nantes), les passagers du Sonomate disent d’Utopie Sonore mieux que nous n’oserions
(Le Sonomate est un dispositif d’enregistrement sous forme d’installation où chacun peut dire absolument tout ce qu’il veut.)
Photo de Clémence Fermé

Invitation à Utopie ★ Sonore

Par Anne-Laure Lejosne, mai 2017
Photo de Bastien Brillard

Carte postale d’Utopie ★ Sonore 2016

Par Guisane Humeau, septembre 2016, extrait
Carte postale originale
Photo de Bastien Brillard

Utopie Sonore An 1 (teaser)

Utopie Sonore a été accueillie à POL’n en 2019 et au manoir de La Cour des Aulnays en 2016, 2017, 2018 par Geneviève Karlsson – et tous les habitants de ce lieu mystérieux, magique et broussailleux. (N’y allez pas, vous risqueriez d’y rester à jamais.)

Utopie Sonore a déjà son histoire. Née en 2016, elle a eu pour équipes successivement :

  • 2020 : Fred Spoutnik, Isabelle Mor, Simon Pas, Gaëlle Mor, Anaïs Den, Joulia Ma, Tieri Bri
  • 2019 : Fred Spoutnik, Simon Pa, Clémence Fe, Solène St, Gaëlle Mo, Anaïs Den, Jean-Marie Fav
  • 2018 : V.., Noëmie P., Clément B., Jules E., Alice L., Anaïs Den, Serge Blast, David, Lau Rita, Hannah LD, Fred Spoutnik, Romain L., Jean-Marie, Solène S., Clémence F.
  • 2017 : Anne-Laure, V.., Rima Ri, Fred Spoutnik, Lau Rita, Maya la Delphe, Anaïs Den, Serge Blast, David, Isa, Marie, Aurélie, Romain, Noëmie, Morgane, Clémence, Coralie
  • 2016 : Émeline, José, David, Dominique Behar et Pascal aussi, Maya la Delphe, Anaïs Den, Coralie, V.., Fanny, Jules, Maude Bernadet, Isa, Serge Blast

Tous amoureux du son, créateurs sonores, techniciens, musiciens, parfois tout à la fois.

Portée pour ses trois premières éditions par l’association Le Bruitagène, Utopie Sonore est aujourd’hui encadrée par l’association fille, fondée en 2018, Asu : Association Sonore et Utopique.

Remerciements

À tous les passagers US et Ruse pour leur génie
À L’Ambazada de la zad NDDL, POL’n (Étrange Miroir et Maxime) et Geneviève Karlsson pour leur accueil
À Jet, Yoann Spoutnik, Les Docks du Film, Pol’n, La Grande Tablée, Adda, Emmaüs Angers & Nantes, Alis 44, Lolab pour leurs prêts de matériel
À la Société Civile des Auteurs Multimédia pour leur soutien financier

Les Recettes ★ de cuisine

Dahl de lentilles corail

  • 250g de lentilles corail
  • 2 oignons
  • 1 boite de tomates 400g
  • 2/3 de cuillère à soupe concentré de tomates
  • une petite cuillère d’huile de coco
  • bouillon de légumes
  • beaucoup de gingembre frais râpé
  • épices : cumin, graines de moutardes, curcuma, piment (facultatif)
  • coriandre ou persil frais

Préparation
Dans un peu d’huile parfumée faire revenir oignons émincés, gingembre et épices
Laisser revenir
Ajouter tomates concassées + jus + concentré + feuille laurier
Ajouter les lentilles, l’huile de coco et le bouillon
Cuire à feu doux genre 30 minutes
Ajouter de l’eau en cours de cuisson si besoin
Servir avec du riz parsemé de coriandre ou persil

Pâté végétal tomate – tournesol

  • graine de tournesol
  • tomates séchées
  • jus de citron
  • huile d’olive
  • persil

Préparation
Faire tremper les graines la veille
Égoutter et rincer les graines
Mixer le tout

Houmous

(pour 7 personnes)

  • 500g de pois chiches
  • 3 gousses d’ail (ou pas)
  • 1 feuille de laurier
  • 2 citrons
  • huile d’olive très fruitée ou huile de sésame

Préparation
La veille, mettre à tremper les pois chiches dans de l’eau froide
Dans 2 litres d’eau froide avec le laurier et 1 gousse d’ail, porter à ébullition et laisser cuire 1 h 30 à 2 heures
Saler et poivrer à mi-cuisson
Égoutter les pois chiches, conserver l’eau de cuisson
Éplucher les pois chiche (c’est long)
Mixer les pois chiches en purée, remettre dans une casserole et chauffer à feu doux
Incorporer 10cl d’huile tiède en fouettant, allonger un peu de jus de cuissons et du jus de citron
Piler l’ail au mortier avec 2 cuillerées d’huile, rajouter cela dans la casserole hors du feu, saupoudrer 1 pincée de piment
Saupoudrer de paprika, garnir d’olives noires
Servir accompagné de quartiers de citrons avec du pain grillé ou du pain libanais

Soupe froide de courgette

Préparation : 10 minutes
Repos : 2 heures
Cuisson : 15 minutes

  • courgettes
  • échalotes
  • beurre
  • cube de bouillon de légumes
  • eau
  • fromage ail et fines herbes
  • ciboulette
  • poivre

Préparation
Couper les courgettes rondelles
Peler et émincez les échalotes
Faire fondre le beurre dans une cocotte, ajouter les échalotes. Dès qu’elles sont transparentes, ajouter les courgettes
Émietter le bouillon cube dessus. Mouiller avec l’eau. Laisser cuire 10 minutes
Passer les courgettes au mixeur
Ajouter le fromage, poivrer
Mettre au frais 2 heures
Servez froid avec de la ciboulette ciselée

Chili sin carne

(pour 6 personnes)

  • 1 oignon rouge
  • 1 gousse d’ail (ou pas)
  • 1 carotte
  • 1 petite branche de céleri
  • 1 poivron rouge
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à café de cumin moulu
  • ¼ cuillère à café de piment de Cayenne
  • 10cl de vin rouge
  • 1 boite de tomates pelées (400g : poids net égoutté)
  • 500g de tomates bien mures
  • 2 cuillères à soupe bombée de concentré de tomates
  • 2 boites de haricots rouges (800g : poids net égoutté)
  • sel et poivre du moulin

Préparation
Peler puis émincer ail et oignon
Peler la carotte, retirer les extrémités puis la couper en très petits dés
Couper la branche de céleri en très petits dés
Retirer l’extrémité du poivron, les couper en deux, retirer les parties blanches puis couper la chair en lanières
Faire chauffer l’huile d’olive dans une cocotte
Ajouter l’oignon, l’ail, les dés de carotte et de céleri puis faites revenir l’ensemble sur feu doux pendant 8 minutes
Ajouter les lanières de poivron puis prolonger la cuisson de 2 minutes
Pendant ces 10 minutes de cuisson, pelez les tomates fraiches, retirer leur pédoncule puis les couper en gros morceaux
Retirer le pédoncule des tomates en boite puis les couper en gros morceaux
Une fois la garniture aromatique bien fondante (oignon, ail, carotte et céleri), ajouter les épices et mélanger
Ajouter le vin rouge, porter à ébullition et laisser cuire pendant 30 secondes
Ajouter les tomates fraiches, les tomates en boite avec leur jus, le concentré de tomates, les haricots rouges puis mélanger
Porter à ébullition, baisser le feu à feu doux, puis laisser mijoter pendant au moins 1 h 30, en couvrant la cocotte
Mélanger de temps à autres
Saler, poivrer puis rectifier éventuellement l’assaisonnement (ce n’est pas juste un truc que l’on écrit, c’est super important)

Couscous de légumes

(pour 6 personnes)

  • 500g de graines de couscous
  • 2 oignons rouges ou blanc émincés
  • 4 tomates bien mûres
  • 4 jeunes carottes
  • 2 jeunes navets, longs de préférence
  • 3 jeunes courgettes
  • quelques jeunes épis de maïs (vous pouvez prendre ceux en boite – facultatif)
  • 1 bonne poignée de pois chiches trempés
  • 1 botte de coriandre
  • 1 cuillère à café de curcuma
  • 1 cuillère à café de gingembre
  • sel, poivre
  • huile d’olives

Préparation
Préparer les graines de couscous comme indiqué dans le tuto de préparation de graines de couscous
Dans la marmite du couscoussier, mettre un peu de l’huile d’olives et faire revenir les oignons
Une fois translucides, ajouter les tomate mixées, les épices, la bottes de persil
Laisser mijoter 4 à 5 minutes
Ajouter les pois chiches
Couvrir avec 1 litre d’eau
Laisser cuire pour 20 minutes à feu moyen
Ajouter les carottes et les navets coupés
Laisser cuire 15 minutes
Ajouter les jeunes épis de maïs, les courgettes et la patate douce coupée
Laisser cuire 15 à 20 minutes
Pendant tout ce temps, le couscous cuit dans la partie supérieure du couscoussier, trois fois 20 minutes en l’hydratant à chaque fois et en ajoutant de l’huile d’olive pour la dernière fois (comme expliqué dans la recette de la préparation de la graine de couscous)
Mettre dans le plat de service, arroser de sauce, disposer les légumes dessus
Mettre la sauce dans un bol à part pour ceux qui aiment arroser davantage

Photo de bannière de Clémence Fermé

Oscillations

Oscillations

OSCILLATIONS

Journée sonore sur trois bateaux à Nantes
★ L’Itinérance, L’Antidote, Le Masséna ★
écoutes & performances sur oscillations aqueuses

8 juin 2019 ★ 14 heures – minuit
deuxième édition d’Oscillations

Merci Cécile, Étienne, Solène, Jérémie et Nellie de votre accueil, merci à tous les artistes, merci aux visiteurs !

La Grande Ourse, 36’15 ★ Fanny Dujardin - pièce sonore

À Angers, le squat de la Grande Ourse, est menacé d’expulsion suite à la fin de la trêve hivernale. Il héberge à ce jour des étudiants ou travailleurs précaires, des mineurs isolées, des demandeurs d’asile. C’est à la fois un lieu de vie en communauté, où des personnes en détresse retrouvent un peu de solidarité, et un espace où s’organise la lutte politique pour le droit au logement et pour créer des modes de vie autonomes. Ce documentaire dresse le portrait du lieu et de ses habitants, dans une tentative de saisir les réalités multiples qui s’y côtoient, notamment le clivage entre l’engagement politique des jeunes militants, et le recours par défaut à un mode d’habitat précaire, parfois difficile à vivre pour d’autres.

Passer, 30’06 ★ Valeria Muledda - pièce sonore

La disparition de la Jungle de Calais a débuté il y a trois ans [...]. Certaines personnes que j’ai rencontrées dans la Jungle ont réussi à pas­ser et sont maintenant en Angleterre, d’autres ont fait demande d’asile en France, d’autres en Italie et dans d’autres pays, où maintenant elles vivent. Tous portent en eux les signes de leur voyage. Quand les gens, à mon accent, comprenaient que je venais d’Italie, tout le monde me souriait. Et je ressentais à travers leur regard toute la gentille et l’hospitalité qu’ils avaient rencontrées lors des débarquements à Lampedusa et dans le sud de l’Ita­lie. Ils se souvenaient des noms de toutes les personnes qu’ils avaient rencontrées, de celles qui les avaient accueillis. [...] Beaucoup de gens m’ont parlé de Riace, et de Mimmo Lucano [maire de Riace] [...]. Ils me disaient qu’ils aimaient les gens du sud, qu’il y a une culture de la so­lidarité. Ils me disaient que Riace c’est un bel endroit où vivre.
Dans la Jungle de Calais, j’ai rencontré des gens venant de pays lointains, ayant perdu beaucoup, ayant même tout perdu. Ça a été une rencontre où nous sommes tous devenus riches. Surtout nous. Qu’on les voyait arriver. Et j’ai rencontré l’autre Europe. Des centaines de personnes comme moi venues d’Italie, de France, d’Espagne, d’Angleterre et d’encore plus loin afin d’être présents, dans la Jungle, en chair et en os. Calais, la ville du monde, où nous avons appris encore que nous sommes nombreux, que nous ne sommes pas seuls, que nous sommes partout. La force d’une communauté planétaire qui marche partout, chaque jour, et qui ne s’arrête pas.

Autopoïèse, 41’09 ★ Anne Lepère - pièce sonore

« Elle est comment votre douleur là ? Sur une échelle de 1 à 10, elle est à combien ? ».
Derrière le rideau blanc d’une salle d’opération, se dresse un décor abstrait, celui d’un voyage qui prendrait sa source au cœur même d’une blessure. C’est ainsi que dans un état semi cons­cient, je reçois la visite du centaure Chiron. Il m’indique un passage, un tout petit espace, une synapse, d’où provient un chant bien étrange… Partant d’un événement vécu et des rencontres du réel, Autopoïèse propose une descente vers la fiction, la poésie et la mythologie.

La Tempête des géants, 4’51 ★ Anaïs Denaux & Gaëlle Morand - pièce sonore

Composition sonore sur fond insurrectionnel Gilets Jaunes.

 

Action directe, discours indirect, 60’ ★ Laurent Güdel - film sans image

Film sans image issu d’enregistrements d’interviews de vétérans anarcho-syndicalistes actifs à Genève dans l’entre-deux guerres. Laurent Güdel s’y est plongé et en a tiré une causerie acousmatique traversée de réflexions personnelles, de luttes collectives et de spéculations anarchistes. Les entretiens sonores utilisés ont été récoltés par l’auteure, psychologue et libertaire Christiane Wist en 1983, réalisés pour la rédaction du livre La Vie quotidienne et les luttes syndicales à Genève, 1920-1940 : des anciens du bâtiment racontent, publié aux éditions du Collège du Travail en 1984. Ils sont archivés au Centre International de Recherche sur l’Anarchisme (Cira), à Lausanne.

Brigitte(s), 40’ ★ Anne‑Line Drocourt, Béatrice Templé, Emerick Guezou - performance

Au printemps 2019, Béatrice Temple, Anne‑Line Drocourt et Emerick Guezou ont mis au jour Brigitte(s), premier chantier au­tour de l’œuvre de Brigitte Fontaine. Dans ce second chantier, Béatrice dira et incarnera des écrits divers, amoureux et libertaires (sans bréviaire) de la diva-punk, chanteuse et poète Brigitte Fontaine. En direct et en échos, Anne‑Line Drocourt peindra des paysages sonores qui dialogueront avec les voix des deux comédien‑e-s. Il s’agira de faire avec vous l’expérience d’un poème sonore et visuel qui convoquera Femme chat, Fée des ondes, Reine des Prohibés, autant de Brigitte(s) comme des absences prégnantes et capiteuses.

Télépathie, 45' ★ Paysage Imaginaire & Bombus - performance

Pour célébrer la sortie d’un split K7, Bombus et Paysage Imaginaire vous proposent la rencontre de leurs deux mondes. De l’improvisation à partir de motifs magnétiques, où la se­conde est infinie ; et sous son poids, le temps s’écroulera.

Télépathie from Utopie Sonore (Asu) on Vimeo.

Hors saison, 11’ ★ Sophie Berger - pièce sonore

Qu’est-ce que les lieux racontent quand on les écoute ? Un tour à l’Île-aux-Moines – Morbihan, France. Pas celle des touristes. Quelques pas sur l’île hors saison, avec les micros, pour écouter quelques rues désertes, comme un instantané.
J’ai toujours aimé pousser la grille des cimetières… ils en disent long sur l’histoire d’un lieu… des bouts d’histoires intimes qui forment l’histoire d’une île, d’un village, de ses habitants… La vie d’une île, hantée par la mer, et ce que les pierres nous en disent…
Réalisé pour Le Grain des Choses : lien d'écoute

Les Légendes de Vétheuil, 30’ ★ Anne Kawala - lecture performée

Les légendes de Vétheuil, c’est depuis une maison, une tour, un jardin, au sommet d’une colline, leurs légendes et celles de celles qui parfois les habitent, celles de celles guerrières, nomades, jouisseuses, entre autres, et d’autres.

Jambon-fleurs, 10’ ★ Anne-Line Drocourt - performance

Autour du quotidien et de l’absence.

De rue et d’amour, 35’ ★ Julien Baroghel - pièce sonore

Suite au décès de son compagnon Patrick sombre dans une dépression profonde. Pendant trois ans il reste mutique, enfermé, seul dans son appartement. Un jour, il décide de partir, prépare son sac et commence à errer dans les rues de la ville. Là, il rencontre de nouveaux amis, une certaine forme de liberté, reprend goût à la vie, tombe amoureux. Il me raconte son quotidien à la rue, sa passion pour l’opéra, comment en ayant tout abandonné il redécouvre son désir, sa sexualité. Et puis un jour, à demi-mots, me révèle la vraie raison de son départ.

Force, honneur et paillettes, 25’55 ★ Camille Hummel - pièce sonore

Documentaire sonore sur la féminité et le rapport au corps au sein d’une équipe de roller derby.
Réalisé dans le cadre d’un master au Créadoc (master d’écriture et de réalisation documentaire de création).

Meute, 20’18 ★ Camille Chloé Despax, Nora Boulanger Hirsch - pièce sonore

Un homme vit seul dans une petite maison à la campagne. Pendant sa balade quotidienne, il rencontre un chien. Ayant deux steaks dans son frigo, il lui en offre un et mange le second. Le lendemain, il n’y a pas un chien, mais deux. Heureusement, le supermarché est ouvert. Ils mangent chacun leur steak. Le jour d’après, il y en a trois. Et le suivant quatre. Et puis cinq. Et six. Aujourd’hui, trente. Il n’y a plus de steak au supermarché. Et les chiens ont faim.
Pièce en binaural (à écouter de préférence au casque).

version binaurale

version stéréo

chloedespax.com

Les Fées Spinoza, épisode zéro, 20’ ★ Marc Perrin - lecture performée

Les fées Spinoza sont les enfants mâles et femelles et tutti, camarades en apprentissages à l’école des amours réelles. Les fées Spinoza suivent les pas d’Ernesto, camarade enfant âgée de dix ans et quelques secondes, ou : dix ans et quelques siècles. En 2016, pendant le mouvement contre la loi Travaille ! Au Squat de Doulon, à Nantes, avec les enfants camarades soudanais qu’il y rencontre. Avec des groupes d’enfants déguisées parfois en adulte. À l’école des amours réelles. Aujourd’hui. Le récit commence en 1968. L’épisode zéro s’ouvre avec Ernesto Guevara, tué par balle, le 9 octobre 1967.
« Car le beau veut dire la fin possible de l’effroi. »

Numbers, 25’ ★ Vincent Loret - performance

À l’heure de la 5G, on pourrait croire que les agents de renseignement sont tous passés au numérique et communiquent en tripotant leur smartphone. Pourtant les stations radios chiffrées continue d’émettre sur les ondes courtes, telles celles qui égrenaient leur litanies numériques le long des autoroute vers Berlin Ouest avant la Chute du Mur. Certaines ont repris du service (notamment en Corée du Nord), d’autres émettent depuis des dizaines d’années comme la station UVB76 qui buzze impertur­bablement ou presque depuis Brejnev.

Lomat (Les Objets mobiles articulés tractés), 18’ ★ Laurent Huron, Delphine Le Goué - performance

Né à Utopie Sonore 2016, le duo continue ses expérimentations... Soit 1. texte-voix : un récit ou des récits, un rythme, des rythmes, des variations, des boucles, 2. musique : un récit ou des récits, un rythme, des rythmes, des variations, des boucles, 3. images : un récit, des récits, un rythme, des rythmes, des variations, des boucles. Chacun sur sa propre intensité. Quelquefois se croisent, se superposent, se télescopent, s’éloignent, s’ignorent, se retrouvent. Chacun est le démultiplicateur de l’autre. Ensemble ils ouvrent une durée et un espace où le spectateur s’engouffre, trace son propre parcours.

Se défendre, 30’ ★ Lise-Marie Barré & Laetitia Angot - performance

Appréhender l’engagement du corps dans la manifestation, la peur, la joie, le danger qu’encourent celles et ceux, qui, à un moment, font le choix d’être ici plutôt qu’ailleurs, d’être là pour défendre une autre idée de la vie, le choix de la violence physique “en tant que nécessité vitale, en tant que praxis de résistance”.

Minimal Ensemble, 45’ ★ Julien Francheteau - performance

Ciné-concert : entre drone, ambient, post-rock et expérience hypnotique la musique du minimal ensemble invite à une lente plongée au cœur de la matière sonore. L’univers se crée avec une règle du jeu simple : tous les sons sont élaborés et manipulés en direct à partir d’une guitare, d’objets et d’effets analogiques.

Paroles paysages, 30’56 ★ Anne-Laure Pigache & Isa Stragliati - pièce sonore

Juin 2018, Anne-Laure Pigache invite Isa Stragliati dans son émission Paroles paysages sur Radio Campus Grenoble : trente minutes d’improvisation live pour explorer le format très spécifique du direct radiophonique. Espace où le mot est son, le son devient mot. à l’interstice du langage, à la limite du signifiant, une plongée dans les phonèmes de la langue, une errance dans la corporéité de la parole. Isa est venue avec ses vinyles glanés depuis des années. Musique expérimentale, ambient, minimaliste, noise, field recording et autre poésie sonore. La voix d’Anne-Laure et les vinyles d’Isa s’écoutent et se répondent.

Le Son de nos bêtes, 30’ ★ Remy Carré - pièce sonore

En référence au film de Franju Le Sang des bêtes (1949). Pièce radiophonique réalisée avec des extraits de plusieurs pièces sur le thème des animaux : Les Taureaux, 1990 ; Le Train des invisibles, 1992 ; L’Épaisseur des paysages, 2018 ; Le Silence des arbres, 2019. Les sons de nos bêtes n’ont pas d’âge, ce sont des traces indélébiles, des métaphores dans une confusion de liturgies. Ici il n’y a pas de place au divertissement, ici il y avait des trains.

Bonjour Tristesse, 7’ ★ kaozen huguenin / kOzn - pièce sonore

Cut-up sur la voix de Sagan qui marque sa relation avec Billie Holyday

Dans la tête, 6’38 ★ Anaïs Denaux - pièce sonore

Les lacrymo, c'est dans la tête. Noël aussi.

Medea, Paolo Reboli, Pythia, The Digital Messiah ★ Vincent Eoppolo - pièces sonores

22 septembre 2018 ★ 14h – minuit
première édition d’Oscillations

Merci Cécile, Étienne, Solène, Nellie, Noémie et Josselin de votre accueil, merci à tous les artistes, merci aux visiteurs !

Photos Clémence Fermé

Nothing Here Now But, 22’ ★ Isabelle Stragliati – pièce sonore

Une envie très forte : explorer le potentiel de la radio pour évoquer la mémoire, la désorientation et la perte de mémoire. En utilisant des cassettes retrouvées : celles d’Eliane, ma belle-mère disparue il y a deux ans des suites d’Alzheimer. Et d’autres souvenirs, des sons, des textes… Nothing Here Now but*… But what? Que reste-t-il au final quand on ne se souvient plus de rien ? Y a-t-il vraiment quelque chose à retenir ?
* Le titre signifie “Rien ici maintenant sauf” et fait référence à la pièce de William S. Burroughs : Nothing Here Now but The Recordings.

La Vie, bordel !, 34’53 ★ Utopie Sonore (2018) – pièce sonore

“Tu t’avances dans ton grand manteau de fragilité tout neuf, toi, l’insubmersible, ton sourire est pâle ce matin et sous chacun de tes pas, un gouffre, le Néant, le Grand Redouté, peut-être, qui se rapproche. Tu n’es pas un lion, tu es un humain qui s’avance, funambule et tremblant ; mais tu danses encore, aussi, tu viens de le vérifier, pleine d’anxiété de ne plus savoir faire. Mais tu danses, tu danses, tu danses et tout redevient possible, vivant, autour de toi.”
Hommage à Delphine Gourlay.

The Meaning of Life, 4’55 ★ Anaïs Denaux (2018) – pièce sonore

Collage sonore, The Meaning of Life visite l’interrogation existentielle à travers l’œuvre de Tarkovski et Alphaville de Godard.
Pièce réalisée pour l’album Fair_Play#2

À l’envers de la forêt, 40’ ★ Le Son Qui Manque (2018) – installation performative

À l’envers de la forêt explore la forêt vivante et ses paysages sonores au gré du jour, de la nuit et des saisons. émerge alors ce qui pourrait ressembler aux voix, aux chuchotements, aux chants ou aux cris des créatures fantastiques ou véritables qui la peuplent.
À l’envers de la forêt incite à cesser un instant notre propre vacarme et percevoir peut-être ce qu’il advient sans nous, malgré nous, ou à notre insu.
À l’envers de la forêt nous plonge imperceptiblement dans l’invisible forestier.

49°00’ Sud, 40’57 ★ Sophie Berger (2018) – pièce sonore

C’était au mois d’août. L’hiver dans cette partie du monde. J’ai embarqué sur le Marion Dufresne, le navire ravitailleur des Terres Australes, pour une rotation complète à destination des archipels de Crozet, Kerguelen et Amsterdam. Terres australes. Terres perdues dans les quarantièmes rugissants du sud de l’Océan Indien. Territoires hostiles, isolés, balayés par les vents subantarctiques.
Extraits et pièce complète à écouter sur www.sophieberger.com/49-00-sud

Se défendre, 26’23 ★ Lise-Marie Barré (2018) – pièce sonore

Appréhender l’engagement du corps dans la manifestation, la peur, la joie, le danger qu’encourent celles et ceux, qui, à un moment, font le choix d’être ici plutôt qu’ailleurs, d’être là pour défendre une autre idée de la vie, le choix de la violence physique “en tant que nécessité vitale, en tant que praxis de résistance”.
La pièce est originellement accompagnée d’une performance dansée

Radio Syria, dix-sept Syriens racontent, 1h40 (en deux parties) ★ Maëlle Grand Bossi & Cyril Mossé (2011) – pièce sonore

Dix-sept Syriens, tous réfugiés en Belgique. Ils ont renoué avec leurs histoires de guerre à travers un processus d’atelier, et nous les restituent sous la forme d’une narration fiction : des premières intimidations, en 2011, à leur récent exil, en passant par les manifestations, les arrestations, les bombardements, et des violences de toutes sortes. Cette création sonore, dont ils sont les auteurs, narrateurs, personnages principaux et acteurs, donne à entendre leur voix, celles de femmes et hommes du peuple, et affirme que ceux qui viennent d’ailleurs vivent ici, et que ni eux, ni leurs histoires, ne nous sont plus étrangers.
à écouter sur la RTBF

Une Certaine Dose de tendresse, 3’54 ★ Clémence Fermé & Anaïs Denaux (2018) – film photographique & sonore

Es necesaria cierta dosis de ternura
para adivinar, en esta oscuridad,
un pedacito de luz,
para hacer del deber y la vergüenza
una orden.
La zone, notre amour.
Merci à Félix Blume (voix)

Pièce sonore n°2, 35’ ★ Pascal Pellan  (2018) – performance

À partir d’objet usuels détournés de lutherie inventée ou de matériaux naturelles composer des récits sonores qui s’écoutent autant qu’ils se regardent. Une installation concert qui favorise la proximité pour une immersion sonore et une découverte visuelle de la manipulation des objets, des matières.

Aire de jeu, 40’ ★ Jérémie Moreau / Katarsis (2017) – performance

Voyage initiatique et exploratoire dans les mondes sonores.
Dans la candeur propre à l’enfance, allongé sur le sol, des sons au service d’un voyage rituel et tendrement humble. Entrons dans la matière et observons la lente avancée vers l’inconnu.
Une invitation intime et fragile dans les mains d’un artisan du son.
[Sons manipulés, bribes de mots, platines disques, machines, samplers à disquettes, matières vinyliques.
Site web

Sweat Zip, 35’ ★ Agathe Mercat, Morgan Daguenet, Unas (2018) – performance

Quatre personnages énigmatiques habillés de sweat électroniques truffés de contacts donnent un concert électronique.
Performance précédée d’un atelier avec les quatre volontaires performers.
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Work Songs, 30’ ★ Grégoire Terrier & Nicklaus Rohrbach (2018) – performance

Venant du Ghana, de Vendée, de Taiwan, d’Irlande ou d’Amérique du Nord, les chants des travailleurs accompagnent et rythment leurs gestes. Transformés grâce à l’électronique, ils deviennent un nouveau matériau sonore, sous l’impulsion d’un Thérémin, d’un appareil à cassettes, d’un traitement numérique… ou en improvisation avec le piano et les machines.
La rencontre des chants provenant des gestes répétés avec le geste musical contemporain nous permet d’interroger le rôle social de la musique, en particulier dans le travail manuel.
Site web

Oscillations

Dans la tête

Les lacrymo, c’est dans la tête. Noël aussi. – 6’39