Presse

US ★ 2018

Lendemain de Réveil


Radio Panik : retour collectif sur les ateliers et créations en résidence ouverte qui s’est tenue en août dernier à la Cour des Aulnays, entre Nantes et Angers. Avec une partie de la délégation bruxelloise du summer camp : Mathilde, Zoé, Caroline, Chloé, Arthur, Leslie, Fred, Serge, Jennifer, NIels et Anne
Radio Panik / 11 septembre 2018

Utopie ★ Sonore

Le Grand Écart

Étienne Noiseau de Syntone à l’antenne de Radio Campus Paris pour les vingt ans de la radio.


ou en ligne ici
(sur Utopie Sonore à partir de 25’50, avec la voix de Anna Buy)

Radio Campus Paris / 14 juin 2018
Premiers pas dans la création sonore, Syntone / 5 juillet 2018

US ★ 2017

« Un engagement, une vision, un sens du collectif »
Portraits d’utopistes sonores


Éloïse Plantrou, Syntone n°11 / automne 2017 (avec les photos de Clémence Fermé)
Mis en ligne le 26 janvier 2018

Constellations

Journée dédiée à la création radiophonique, organisée par Addor en partenariat avec le Nouveau Théâtre de Montreuil et Radio Campus Paris
« Panorama de la création sonore, éclectique et subjectif. Une journée pour explorer une constellation d’Ovni sonores, qu’ils soient intimes, politiques, littéraires, documentaires, musicaux… Ils viennent de la France, de la Belgique, du Canada ; de radios nationales, de collectifs ou d’autoproductions. Rencontres, écoutes, inédits et concerts : autant de façon d’expérimenter tous azimuts une grammaire radiophonique. »
À propos d’Utopie Sonore 2017
Tous les enregistrements
18 novembre 2017

Récréation Sonore : Utopie Sonore #2

Podcast Récréation Sonore du 1er octobre
« Pour cette émission de rentrée, Récréation Sonore vous emmène dans la Cour des Aulnays, à Challain-la-Poterie dans le Maine-et-Loire.
Là-bas, du 23 au 27 août 2017, s’est déroulée la deuxième édition d’Utopie Sonore, cette résidence radiophonique ouverte, cette joyeuse colonie de vacances acousmatique, ce long week-end à la campagne. Inventée et portée par le Bruitagène, Utopie Sonore a rassemblé une centaine de participants, dans un manoir un peu suédois, très chaleureux et complètement antispéciste.
Au programme : cartes postales, créations in situ et collectives en extraits ou en intégralité, dont le savoureux Guide de survie en état d’urgence. »
Récréation sonore, Radio Campus Paris / 1er octobre 2017

L’Heure de pointe : table ronde autour de la deuxième édition d’Utopie Sonore, ateliers et créations collectives en résidence ouverte qui s’est tenue du 24 au 27 août dernier


L’Heure de pointe
, Radio Panik (Bruxelles) / 12 septembre 2017, 12 heures

Trois extraits d’une improbable interview donnée à IN[Ouïe]




IN[Ouïe] / printemps 2017

US ★ 2016

Utopie Sonore : du peps dans la création

« Le petit monde de la radio indépendante se situe dans des recoins pas toujours faciles à (faire) reconnaître. Une rencontre de trois jours à la fin de l’été a démontré que ces recoins peuvent être accueillants et créatifs. Rassemblant plus de 110 participant·es les 26, 27 et 28 août 2016 dans un manoir angevin, Utopie Sonore a été organisée de manière humble et humaine, à l’image du collectif qui en a eu l’initiative : le Bruitagène. Impressions.
Dans un domaine quelque part au milieu du triangle Nantes-Angers-Rennes, vous trouverez un champ, un petit étang et une enceinte de pierre qui s’est moulée en lieu de rendez-vous de celles et ceux qui voulaient clore l’été en création radiophonique. L’événement portait un nom qui interpelle : Utopie sonore. C’est en arrivant qu’on y a découvert le menu : ‘Prenez-vous en main, on va vivre ensemble pendant trois jours et, surtout, venez avec ce que vous avez’. L’invitation se voulait donc ouverte : ‘bidouiller’ de la radio suffisait pour participer. L’envie d’organiser cette ‘colonie de vacances bordélique et acousmatique’ [lire notre
article pré-événement en mars dernier] est partie d’un manque quelque part, d’une frustration diffuse qui se manifestait particulièrement en retour de festivals (de radio) : insuffisance d’échanges de pratiques avec d’autres personnes engagées dans le monde de la création radiophonique, manque de temps, difficultés à trouver sa place dans le milieu de la radio.

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Dans la cour du manoir, un tapis, un programme plié. (Photo Creative Commons BY-NC : Bastien Brillard)

De 25 à 45 ans, avec une majorité de femmes, elles et ils étaient venu·es de tous horizons géographiques. Auditrices/teurs assidu·es ou travailleur·ses de radios associatives, celles et ceux qui font tourner les émissions de création sonore de ci, de là, musicien·nes électroacoustiques, documentaristes, médiactivistes… du plus usuel au plus expérimental.
L’équipe nantaise du Bruitagène a déniché l’inespérée amphitryonne, qui a ouvert son chez-soi à la centaine de personnes de passage ou en camping, sur les trois jours : Geneviève, propriétaire du manoir de la Cour des Aulnays, ses chiens, ses chats et sa truie vietnamienne. La description est un peu idyllique, mais il y avait une utopie à réaliser, et cela inclut les tours de vaisselle, les rendez-vous café-épluche du matin, le vidage des toilettes sèches et le portage de l’eau, pour la douche, au soleil. Cette planification, plutôt pas consumériste, a apporté du charme à la rencontre.
Pour le paysage, cela donne : un espace sur le tapis devant la maison destiné au studio mobile de la webradio itinérante Friture, des ateliers au frais dans la chapelle remplie de canapés sur terre battue, les dépendances autour du manoir arrangées en grande salle à manger, d’autres salles pour les ateliers de musique. Avec, toujours, toujours, une radio qui grésille et quelques personnes autour, dans la cour.
Des créations collectives

Et de une : la Radio Couse Main, ce joyeux attroupement de volontaires qui n’ont que leurs voix et corps à disposition pour proposer une émission en direct [lire notre article La radio mise à nu par ses voix, même, par Juliette Volcler, octobre 2015], a constitué un nouveau collectif à la Cour des Aulnays : tenant lieu de rideau acousmatique, la porte coulissante d’une étable a même failli se décrocher pendant la performance nocturne. Côté public, on entendait les sons, les voix, on voyait les pieds, les jupes, les chaussettes danser sous la porte. On a même découvert un talent, une slameuse que l’on ne connaissait pas. L’ensemble, d’une belle couture, est en ligne.
Et de deux : ‘Qui est Robert ? Votre mission : cinq minutes de son brut pour y répondre, vous avez jusqu’à vendredi 22h33.’ Certain·es d’entre nous ont reçu ces petits messages sur papier, arbitrairement choisis pour résoudre un mystère, collecter des indices, du son sur l’identité de cet homme. Personne n’a suivi la chaîne de fabrication de A à Z : les sons, une fois récoltés ont été pris en main par d’autres, trois réalisateurs dont nous avons écouté le travail ensemble dans la cour de la ferme, le dimanche soir. Sans vraiment le savoir, nous avions créé une pièce sonore dévoilant une histoire toute personnelle des lieux où nous nous trouvions.
Et de trois : ‘Ramenez des sons de lutte’ nous avait proposé Utopie Sonore à l’heure des invitations. Sons issus du réel, luttes de tous poils, au-delà de la dernière, la période de Radio Debout et de l’opposition à la Loi Travail. De cette matière, il s’agissait de faire un pas vers la fiction autour de l’expression ‘la présidentielle n’aura pas lieu’, variante sonore de la proposition littéraire du webzine Lundi Matin. La pièce produite part sur une voix, féminine, posée : ‘Tu vois, au milieu d’une rue, y avait plein de gens, ils répétaient des trucs, c’était comme des incantations’. L’atelier a fonctionné comme le précédent : fabriquer une pièce sonore sans jamais avoir la main sur toutes les étapes. Le tout était encadré par un réalisateur radio dont le but était de montrer au groupe comment il abordait un montage dans son quotidien, mais surtout pour le réaliser ensemble : étonnamment, les décisions à vingt-cinq ont été prises de manière fluide, quand bien même ces personnes n’étaient pas toujours les mêmes d’un jour à l’autre. Le travail est collectif sous tous ses aspects, la matière sonore fournie par l’ensemble des participants d’Utopie Sonore, les voix, celles des comédiennes présentes aux rencontres, et le texte, une écriture à six mains, soumise au collectif.
C’est peut-être ce qui manque à la radio : les moyens et le temps d’expérimenter ensemble. Le relâchement de fin d’été et la fraîcheur d’un rendez-vous pas écrit d’avance a donné de magnifiques moments, des expériences à refaire, riches d’enseignement, pas d’égo renâclant pour défendre une idée. À conseiller à tous les producteurs et productrices de radio, de tous bords.
Une programmation souple et ouverte

Le cadre ouvrait ce possible : moulé à l’image des participant·es, qui à leur tour ont mis leur patte, et construit la flexible programmation proposée par le Bruitagène. Les échanges ont surtout tourné autour des pratiques : entre autres, l’atelier ‘La radio pour parler du travail’, à partir de l’expérience de l’émission La parole au travail, diffusée sur Radio Grenouille. Et de techniques, abordées dans autant d’ateliers différents : la prise de son en stéréo, la prise de son binaurale et le micro panoramique, la fabrication de bonnettes anti-vent faites maison et de micros contacts, la découverte d’un logiciel (Usine)… toutes proposées par divers·es participant·es, temps d’échanges qui se sont ajoutés spontanément au programme.
Dans un courriel à la rentrée, l’équipe d’Utopie Sonore s’est émue de l’émulation rencontrée : ‘Nous sommes ébahis du résultat. Vous avez fait plus que jouer le jeu, vous l’avez inventé à multiples facettes. Les possibles éclosent et vous en avez été l’essence. Merci beaucoup à votre inventivité, à votre sérieux, à votre aisance, à votre humour, à votre talent, aux monteurs, aux retardataires géniales, aux voix, aux rédacteurs, aux pieds dansants sous la porte, merci à ceux qui parlent et ceux qui regardent, merci de votre écoute.’
Malgré la somme de stimulations sonores de l’événement, les retours critiques réclament, eux, plus de temps d’écoute. Ne pas surcharger un programme permet toutefois de faire les choses avec le temps et de privilégier les échanges. L’événement a généré une masse de travail exponentielle à l’équipe organisatrice, sur un événement financé par l’unique pré-réservation des repas par 90 participant·es. C’est cette idée qui a pris le relais sur celle d’un financement participatif qui, elle, a sauté en cours d’été. Pas d’utopie sonore sans l’énergie de son socle organisateur. Espérons qu’une nouvelle alchimie pourra se créer dans le futur. Le message aura été : la radio est plus vivante que jamais. »
Béatrice André, Syntone / 13 octobre 2016

Récréation Sonore : Utopie Sonore

Podcast Récréation Sonore du 2 octobre
« Ce dimanche Récréation Sonore fait sa rentrée en se réjouissant d’accueillir la Radio Cousue Main dans son créneau chaque dernier dimanche du mois et en se remémorant ces trois jours de fin d’été passés dans un manoir enchanté entre Nantes, Rennes et Angers, à créer.
Utopie Sonore, une initiative bien inspirée du collectif nantais Le Bruitagène qui a lancé ces trois jours de rencontre dans un endroit qui vaut bien de parcourir quelques kilomètres où nous avons tout à loisir devisé, réfléchi, discuté, créé, festoyé, festoyé, festoyé, écouté, restitué. On pourrait appeler ça une colonie de vacances bordélique et acoustique, un summer camp décadent et sonore, une utopie joyeuse et radiophonique, ou plus mystérieusement un long weekend à la campagne.
Vous aurez le plaisir d’écouter :
– une carte postale d’Utopie Sonore 2016 concoctée par Guisane Humeau
– la Cousue Main d’Utopie Sonore 2016 par la Radio Cousue Main et ses adeptes
– une interview de Geneviève réalisée par Friture
– des extraits d’improvisations musicales réalisées dans le Four à Pain avec Chloé puis avec Fred & Yoann, Spoutnik, Boris, José, Lise-Marie »

Podcast Récréation Sonore du 9 octobre
« Ce dimanche Récréation Sonore vous propose le deuxième volet de sa virée de fin d’été à Utopie Sonore. […]
Et cette semaine, c’est le résultat de ces invitations à créations, collectives ou non, instillées par Le Bruitagène que vous aurez le plaisir d’écouter :
La Présidentielle n’aura pas lieu : par Théo et Jean-Marie, par Mathilde et Noémie, issue de l’atelier avec Christophe Rault
Qui est Robert ? : par Joyce Conroy-Aktouche, par Christophe, par Romain, par Jules et Fanny, par Antoine, Karim et Christophe R à partir des sons fournis par les participants
– et des extraits de Radio Friture »
Ces émissions ont été préparées et réalisées par Joyce Conroy-Aktouche, Pascaline Baumard et Estelle Duluc.
Récréation sonore, Radio Campus Paris 1 & 2 / 2 & 9 octobre 2016

Utopie Sonore : « une colonie de vacances bordélique et acousmatique »

« Quand, dans une boutade, on suggère au Bruitagène de répondre à nos questions en haïkus, on en reçoit aussitôt un de Pierre Laisne :
Dans le ciel /
Lumière sur le dos / Je cours
Le Bruitagène, ‘groupe informel d’idéalistes désorganisés’ engagé dans la création sonore, aime les défis, l’invention et l’amitié. Et, avec quelques électrons libres qui ne font pas partie du collectif nantais, il propose les 26, 27 et 28 août 2016 dans le Maine-et-Loire une rencontre d’un genre nouveau intitulée
Utopie Sonore : ‘On pourrait appeler ça une colonie de vacances bordélique et acousmatique, un summer camp décadent et sonore, une utopie joyeuse et radiophonique, ou plus mystérieusement un long weekend ‘à la campagne’. Trois jours de camping gratuit pour causer, partager les pratiques, animer ou participer à un atelier, élaborer des créations collectives ou proposer des écoutes : ‘Utopie Sonore se fera maison, DIY, beatnik, comme on peut.’ Entretien avec Anaïs Denaux, membre de l’organisation.

Photo Geneviève Karlsson

Photo Geneviève Karlsson

Comment est née l’idée de ce weekend ?
Côté création, l’idée d’Utopie Sonore est née un lendemain de fête sur le constat que, parmi les indépendants, nous n’avons pas assez de moments de partage dans notre pratique radiophonique, et que nous rêvions non seulement d’échanges mais aussi de pratiquer collectivement et d’en avoir le temps. Côté réflexion, Utopie Sonore résulte du besoin, évoqué lors de la Rencontre des radios engagées organisées par l’Addor le 25 octobre dernier, de croiser nos pratiques artistiques et militantes.
Pourquoi l’utopie ?

À plusieurs titres : d’abord parce que nous voulons regarder ce que nous pouvons devenir plutôt que ce la radio a été (même si la mémoire y joue tout son rôle). Ensuite parce que nous pressentons la possibilité de croiser l’esthète et le populaire, le militant et l’artiste, la réflexion et le sensible – le son, la radio offre des milliards de friches à explorer. Enfin, parce qu’il s’agit de défendre un média qui appartient à tous, qui a souvent été le médium de la résistance et de la lutte, et que nous refusons qu’il devienne une forme artistique uniquement éthérée, obscure et élitiste. Ceci étant, dans « utopie » il y a surtout beaucoup d’élan et peu de certitudes !
– Et pourquoi ce cap sur le collectif ?

Parce qu’à plusieurs on est plus forts, plus intelligents et plus festifs. Nous avons cette expérience-là au Bruitagène : quel que soit le temps apporté à la réalisation d’une création, le frottement des cerveaux et le croisement des regards ajoutent toujours quelque chose de mieux, une exigence. Or, si la création solitaire arrive toujours à prendre sa place (si tant est qu’on en ait le temps), le collectif demande une liberté et une logistique qui nous sont de plus en plus rarement offertes : il est temps de nous les réapproprier. Pour ça, il faut être plusieurs.
Envisagez d’en faire un rendez-vous régulier ?

Nous serions hyper fiers de voir ce rendez-vous se répéter sur plusieurs années, et nous y œuvrerons. Mais l’idée est évidemment de garder une totale indépendance et d’éviter à tout prix la logoïsation de l’événement. La création radiophonique est un espace encore très libre, on peut s’y inventer. Nous aimons l’idée d’une pratique traversée de transmissions des savoir-faire, et qui préserverait la dimension populaire du média. Mais Utopie Sonore ayant pour but de faire des choses ensemble, la suite dépendra surtout de ce que nous faisons de cette première. Pour l’instant, on fonce vers l’inconnu mais avec envie.
Rendez-vous, donc, les 26, 27 & 28 août 2016 à la Cour des Aulnays. Informations, discussions, inscriptions par ici : http://www.lebruitagene.info/utopie-sonore. »
Juliette Volcler, Syntone / 18 mars 2016