22.9.18 Oscillations#1

Écoutes, film photographique, installation et performances sonores

Nothing Here Now But, 22’ ★ Isabelle Stragliati - pièce sonore

Une envie très forte : explorer le potentiel de la radio pour évoquer la mémoire, la désorientation et la perte de mémoire. En utilisant des cassettes retrouvées : celles d’Eliane, ma belle-mère disparue il y a deux ans des suites d’Alzheimer. Et d’autres souvenirs, des sons, des textes… Nothing Here Now but*… But what? Que reste-t-il au final quand on ne se souvient plus de rien ? Y a-t-il vraiment quelque chose à retenir ?
* Le titre signifie “Rien ici maintenant sauf” et fait référence à la pièce de William S. Burroughs : Nothing Here Now but The Recordings.

La Vie, bordel !, 34'53 ★ Utopie Sonore (2018) - pièce sonore

“Tu t'avances dans ton grand manteau de fragilité tout neuf, toi, l'insubmersible, ton sourire est pâle ce matin et sous chacun de tes pas, un gouffre, le Néant, le Grand Redouté, peut-être, qui se rapproche. Tu n'es pas un lion, tu es un humain qui s'avance, funambule et tremblant ; mais tu danses encore, aussi, tu viens de le vérifier, pleine d'anxiété de ne plus savoir faire. Mais tu danses, tu danses, tu danses et tout redevient possible, vivant, autour de toi.”
Hommage à Delphine Gourlay.

The Meaning of Life, 4’55 ★ Anaïs Denaux (2018) - pièce sonore

Collage sonore, The Meaning of Life visite l’interrogation existentielle à travers l’œuvre de Tarkovski et Alphaville de Godard.
Pièce réalisée pour l'album Fair_Play#2

À l’envers de la forêt, 40’ ★ Le Son Qui Manque (2018) - installation performative

À l’envers de la forêt explore la forêt vivante et ses paysages sonores au gré du jour, de la nuit et des saisons. émerge alors ce qui pourrait ressembler aux voix, aux chuchotements, aux chants ou aux cris des créatures fantastiques ou véritables qui la peuplent.
À l’envers de la forêt incite à cesser un instant notre propre vacarme et percevoir peut-être ce qu’il advient sans nous, malgré nous, ou à notre insu.
À l’envers de la forêt nous plonge imperceptiblement dans l’invisible forestier.

49°00’ Sud, 40’57 ★ Sophie Berger (2018) - pièce sonore

C’était au mois d’août. L’hiver dans cette partie du monde. J’ai embarqué sur le Marion Dufresne, le navire ravitailleur des Terres Australes, pour une rotation complète à destination des archipels de Crozet, Kerguelen et Amsterdam. Terres australes. Terres perdues dans les quarantièmes rugissants du sud de l’Océan Indien. Territoires hostiles, isolés, balayés par les vents subantarctiques.
Extraits et pièce complète à écouter sur www.sophieberger.com/49-00-sud

Se défendre, 26’23 ★ Lise-Marie Barré (2018) - pièce sonore

Appréhender l’engagement du corps dans la manifestation, la peur, la joie, le danger qu’encourent celles et ceux, qui, à un moment, font le choix d’être ici plutôt qu’ailleurs, d’être là pour défendre une autre idée de la vie, le choix de la violence physique “en tant que nécessité vitale, en tant que praxis de résistance”.
La pièce est originellement accompagnée d'une performance dansée

Radio Syria, dix-sept Syriens racontent, 1h40 (en deux parties) ★ Maëlle Grand Bossi & Cyril Mossé (2011) - pièce sonore

Dix-sept Syriens, tous réfugiés en Belgique. Ils ont renoué avec leurs histoires de guerre à travers un processus d’atelier, et nous les restituent sous la forme d’une narration fiction : des premières intimidations, en 2011, à leur récent exil, en passant par les manifestations, les arrestations, les bombardements, et des violences de toutes sortes. Cette création sonore, dont ils sont les auteurs, narrateurs, personnages principaux et acteurs, donne à entendre leur voix, celles de femmes et hommes du peuple, et affirme que ceux qui viennent d’ailleurs vivent ici, et que ni eux, ni leurs histoires, ne nous sont plus étrangers.
à écouter sur la RTBF

Une Certaine Dose de tendresse, 3’54 ★ Clémence Fermé & Anaïs Denaux (2018) - film photographique & sonore

Es necesaria cierta dosis de ternura
para adivinar, en esta oscuridad,
un pedacito de luz,
para hacer del deber y la vergüenza
una orden.
La zone, notre amour.
Merci à Félix Blume (voix)

Pièce sonore n°2, 35’ ★ Pascal Pellan  (2018) - performance

À partir d’objet usuels détournés de lutherie inventée ou de matériaux naturelles composer des récits sonores qui s’écoutent autant qu’ils se regardent. Une installation concert qui favorise la proximité pour une immersion sonore et une découverte visuelle de la manipulation des objets, des matières.

Aire de jeu, 40’ ★ Jérémie Moreau / Katarsis (2017) - performance

Voyage initiatique et exploratoire dans les mondes sonores.
Dans la candeur propre à l’enfance, allongé sur le sol, des sons au service d’un voyage rituel et tendrement humble. Entrons dans la matière et observons la lente avancée vers l’inconnu.
Une invitation intime et fragile dans les mains d’un artisan du son.
[Sons manipulés, bribes de mots, platines disques, machines, samplers à disquettes, matières vinyliques.
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Sweat Zip, 35’ ★ Agathe Mercat, Morgan Daguenet, Unas (2018) - performance

Quatre personnages énigmatiques habillés de sweat électroniques truffés de contacts donnent un concert électronique.
Performance précédée d’un atelier avec les quatre volontaires performers.
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Work Songs, 30’ ★ Grégoire Terrier & Nicklaus Rohrbach (2018) - performance

Venant du Ghana, de Vendée, de Taiwan, d’Irlande ou d’Amérique du Nord, les chants des travailleurs accompagnent et rythment leurs gestes. Transformés grâce à l’électronique, ils deviennent un nouveau matériau sonore, sous l’impulsion d’un Thérémin, d’un appareil à cassettes, d’un traitement numérique... ou en improvisation avec le piano et les machines.
La rencontre des chants provenant des gestes répétés avec le geste musical contemporain nous permet d’interroger le rôle social de la musique, en particulier dans le travail manuel.
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